FRANCK RIBERY, attendez-vous avec impatience ce match contre la Fiorentina ?
F.R. : Oui ! C'est un match qu'il faut prendre au sérieux. On va tomber sur une équipe de la Fiorentina qui est dans l'obligation de gagner pour continuer à croire en leur chance. A nous d'aller là-bas avec beaucoup d'envie et de mettre beaucoup d'agressivité. On y va pour gagner mais, si on prend un point, ce sera déjà bien pour nous. On voudrait faire un bon match là-bas.
Où en êtes-vous physiquement ?
F.R. : La semaine dernière, on se disait peut-être que je n'étais pas encore à 100 %. Aujourd'hui, je me sens beaucoup mieux. Je me sens vraiment bien, que ce soit les jambes ou la tête. Je retrouve mes accélérations, je retrouve mes dribbles et je marque des buts. Je ne sais pas si je suis à 100 % mais je me sens beaucoup mieux. Je retrouve le niveau que j'avais l'année dernière.
Vos récentes performances sont-elles uniquement dues à votre retour en forme ?
F.R. : Pour moi, le foot, c'est très important. Avec le Bayern, mon but était de revenir le plus vite possible. Ma blessure a très bien évolué. J'ai envie de jouer, j'ai envie de gagner. Je veux me faire plaisir et donner du plaisir aux supporters. Voilà, j'ai juste faim de ballons. C'est ce qui fait ma force.
Suite à votre blessure, avez-vous toujours un peu d'appréhension en jouant ?
F.R. : Quand les gens jouent contre moi, je ne sais pas s'ils viennent me prendre le ballon ou s'ils veulent me faire mal. C'est à moi de faire attention et d'essayer de mettre autant d'agressivité que les autres joueurs peuvent en mettre. Mais je n'ai pas peur. Je joue mon football. Je suis quelqu'un qui se fait plaisir. J'ai envie de jouer. Je ne suis pas là pour me moquer ou chambrer les joueurs. Je suis là pour faire mon travail, c'est tout.
Le Bayern a changé de système de jeu. Qu'est-ce que cela change pour vous de jouer avec un seul attaquant ?
F.R. : Il y a peut-être moins de présence devant le but. On joue peut-être moins haut... Je préfère jouer avec deux attaquants mais on respecte les consignes du coach. C'est lui qui décide comment il veut jouer. On essaye de s'adapter.
On a pu apprécier votre entente avec Lukas Podolski. Que pensez-vous des rumeurs de départ le concernant ?
F.R. : C'est un joueur que j'aime beaucoup. Je suis toujours avec lui au club. On rigole et on prend beaucoup de plaisir tous les deux. C'est une personne qui a besoin de jouer, qui a besoin de confiance. Il est peut-être un perdu parce qu'il ne joue pas. Quand il joue, il n'est pas à 100 %. Il y a également beaucoup de pression autour de lui. Mais j'espère qu'il sera encore avec nous après l'hiver parce qu'on a besoin de lui. Il est important pour le club. Et je le sens de mieux en mieux dans le groupe ou sur le terrain.
Globalement, comment vous sentez-vous pour votre deuxième saison à Munich ?
F.R. : J'aime beaucoup Munich. Il y a beaucoup de choses à voir et à découvrir. Et j'aime beaucoup les gens ici. Ils sont très respectueux. Quand j'ai envie de sortir, je ne me sens pas agressé. J'aime la mentalité ici à Munich et en Allemagne. Les gens viennent gentillement me demander un autographe ou une photo. Mais c'est rare que je dise non. Au contraire, c'est plutôt un plaisir.
Vous commencez à parler Allemand. Etes-vous plus à l'aise ?
F.R. : L'année dernière, je me sentais déjà très bien. Même si la langue est très difficile. Mais, aujourd'hui, je comprends mieux l'Allemand. J'essaye de parler un peu plus même si ça n'est pas encore parfait. C'est une langue que j'ai envie de parler couramment. Même dans la vie de tous les jours, c'est important. Au début, je faisais des gestes pour me faire comprendre. C'était marrant. Je rigolais tout seul.
La maîtrise de l'Allemand vous aide-t-elle également dans le jeu ?
F.R. : Oui. Ça m'aide beaucoup. Je demande des choses. Parfois, il y a des choses que je ne sais pas dire. Mais grâce aux joueurs, en particulier Daniel Van Buyten qui m'aide beaucoup, ça se passe bien. Tout le monde m'aide.
interview du 5/11/08 by Eurosport